La colline des hommes perdus
Un chef d'oeuvre brutal oublié par le temps
Genre: Drame, Guerre
Réalisateur: Sydney Lumet
Distribution: Sean Connery, Harry Andrews, Ian Bannen, Ian Hendry
Année de sortie: 1965
Synopsis:
Pendant la seconde guerre mondiale, dans un camp disciplinaire britannique situé dans le désert libyen, les prisonniers sont persécutés par le sergent d'état-major Williams (Ian Hendry), qui les fait grimper encore et encore, sous le soleil intense, une colline artificielle construite en plein milieu du camp. Harris (Ian Bannen) est un garde plus humain et compatissant, mais le chef, RSM Wilson (Harry Andrews), refuse de renier son subordonné Williams. Un jour, cinq nouveaux prisonniers arrivent. Chacun d'eux traitera d'une manière différente avec l'autorité et la férocité de Williams.
Mon Avis:
Sidney Lumet a réalisé ce film avec un style cruel et presque documentaire. Le film dénonce l'autoritarisme militaire et la volonté de détruire des soldats rebelles pour mieux les reconstruire en véritables Hommes.
Sean Connery a accepté de jouer dans le film pour casser son image de star créée par James Bond. aucuns endroits glamour, pas de garde-robe chic et absolument pas de romance. Cela lui donnerait la chance de montrer qu'il pourrait être autre chose que James Bond. Il a par ailleurs, de par son statut, grandement facilité la production du film.
Le film constitue un drame humain qui doit interpeller quiconque a été un rouage dans une machine d'entreprise. Il symbolise le défi humain face à des règles rigides et à une autorité inconsidérée. Comme «Full Metal Jacket», de nombreuses années plus tard, ce film est une condamnation du processus de déshumanisation que les soldats sont obligés de suivre pour survivre à l'armée. La prison militaire, comme nous l’apprenons, est un pas de plus dans le monde impitoyable et brutal de l’armée.
Chaque acteur est bien choisi et donne des performances parfaites. J'ai vraiment vu le duel entre les personnages d'Andrews et de Bannen comme étant le cœur du film.
Dommage qu'un film aussi brillant et remarquable n'ait remporté qu'une poignée de récompenses et soit passé dans une relative obscurité au fil des ans.